Grand Café Foy

Restaurant Nancy

On profite d’un rayon de soleil pour aller saluer le (feu) duc de Lorraine. Stanislas en ligne de mire, on s’installe à au Grand Café Foy. Sur la terrasse du pavillon Jacquet, on contemple l’Hôtel de la Reine, caressé par le soleil perçant les nuages. On s’imagine la visite de Marie-Antoinette, à l’époque de la découverte de la madeleine.  On est tout feu tout flamme, à l’idée de profiter enfin de la (plus belle) place royale sous le soleil.

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On lézarde en attendant nos plats. On se perd dans l’histoire de la place, une fois la commande passée. D’un côté la vieille ville, de l’autre côté la place Carrière. On imagine cette dernière accueillant les joutes et tournois du XVI siècle, de même que les condamnés exposés au pilori. On se demande à quoi ressemblait le terrifiant spectacle des voleurs pendus, des faux-monnayeurs ébouillantés, et des meurtriers soumis au supplice de la roue. Sans devenir trop sanguinolent pour autant, ou alors dans l’assiette uniquement, puisque nos carpaccios de bœuf rouge vermeil nous arrachent à notre remontée dans le temps.

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On oublie l’époque où la graisse humaine était utilisée pour soigner les rhumatismes, et on savoure lentement nos plats. Rien à redire pour le carpaccio, classiquement agrémenté d’huile d’olive et de copeaux de parmesans. Très satisfaisant à tous points de vue, sans oublier les frites visiblement coupées maison. Et même si on ne plonge pas en plein cœur du XVIIIème siècle après avoir mordu dans une de ces pommes Pont-Neuf, on ne les apprécie pas moins pour autant. Si Antoine Parmentier avait fait la promotion de la pomme de terre un peu plus tôt, qui sait, le duc de Lorraine en aurait peut-être été friand avant l’heure.

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Une rondouillette et majestueuse tarte aux framboise succède au plat. Aussi épaisse qu’un coussin rembourré. Et sans un pli de travers. Avec une pâte sablée aux amandes comme on les aime. Un peu humidifiée par les framboises, sans pour autant se convertir en éponge. Elle file tout droit dans nos estomacs, dont les parois doivent jouer du muscle lisse pour accueillir un tel phénomène. On n’en vient pas tout à fait à bout, même si on aimerait bien.

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Et si de mini-madeleines accompagnaient nos cafés ? On se verrait même contraints de les éconduire. Et de les déposer aux pieds de Stanislas. Après tout, c’est bien grâce à lui que ce petit monticule mordoré est entré dans la postérité !

Grand Café Foy, 1 Place Stanislas, 54000 Nancy

L’addition : déjeuner pour trois personnes plat+dessert+vin+café = 90 euros

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