Louvre Bouteille

Restaurant Paris

Pop ! On fait sauter le bouchon. Pour découvrir une bonne bouteille, on espère. Prêts à déguster l’élixir du cuistot toqué master chef. On compte bien sur une master cuisine, au moins. Qu’on préférerait un minimum dans les clous. Car l’une des particularités du chef, c’est bien de ne pas emprunter les sentiers battus. Cuisson au lave-vaisselle, purée express au micro-onde, saumon doré au fer à repasser…Des lubies un poil démesurées.  Espérons juste qu’il ne soit pas passé chez Darty avant d’élaborer son menu.

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On découvre une ambiance Ikéa un peu loupée. Avec cette impression de baigner dans du plastique noir et blanc. Comme lorsqu’on se balade entre les modèles d’exposition premier prix. Et qu’on se dit que c’est plutôt inesthétique, ou alors vraiment à petite dose. Gare à nos oreilles, ça risque de crisser toute la soirée.

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Pas très chaleureux de prime abord donc. On ne déroge pas à la plastic mania avec une carte luisante grinçant sous nos doigts. On court toujours après un bon feeling, qui tarde à faire son apparition. Car en plus, s’ils plastifient les cartes, c’est que le menu ne change pas très souvent.

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L’arrivée de nos entrées coupe court à nos réflexions, et donne (enfin) une chouette impulsion au dîner. Mon œuf poché se prélasse dans une crème de champignons couronnée de coppa croustillante. C’est réussi, mais pas parfait. L’ensemble manque de précision, avec une crème trop grumeleuse. La salade de sucrine, canard et sirop d’érable satisfait mon camarade de table, même si de loin les tranches de canard ressemblent cruellement à une semelle de chaussure rigidifiée après avoir pris l’eau.

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On poursuit avec un magret rosé, rutabaga et navets chinois. Mon lapin sur lit de légumes me conforte dans l’idée que l’humeur du chef n’est décidément pas déjantée. Qu’il donne plutôt dans le mollasson. Qu’il chausse ses sabots de ménagère avant d’entrer en cuisine. C’est bien loin d’être raté, mais ça manque de finesse, d’idée et de peps.

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Nos desserts confortent mon sentiment. Je me retrouve avec une crème passion-chocolat blanc épaisse comme un édredon et lourde à souhait, décorée de pignons de pin tout juste sortis du sachet. Plutôt fade et loin d’être inoubliable. La tarte roulée aux pralines roses remporte plus de succès, mais sans pour autant bouleverser le verdict de la soirée. On rebouche la bouteille un peu déçus. Et on ne la rouvrira pas de sitôt !

Louvre Bouteille, 150 Rue Saint-Honoré, 75001 Paris

L’addition : menu soir entrée-plat-dessert = 38 euros

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