Rino

Restaurant Paris

Embarquement pour Roma. Destination finale : la table d’un cuistot travaillant une cuisine française revisitée à l’italienne. Car chez Rino, le chef est romain. Sans renier ses origines, il choisit de les saupoudrer sur des plats à la charpente française, plutôt que d’en faire les stars du menu. A la pasta vous ne vous frotterez donc pas. Pas plus qu’aux antipasti. Vous trouverez par contre en lieu et place de la composition habituelle entrée-plat-fromage-dessert, une succession d’entrée, poisson, viande et dessert. Si vous choisissez le menu « 4 plats ». Car Rino décline son dîner en deux sonates : l’une en « quatre plats mineur » et l’autre en « six plats Majeur ». La première à 41 euros, la seconde à 56 euros.

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Ce sera la formule 4 plats pour notre part. Le dîner débute pourtant tard, d’autant plus qu’à notre arrivée, à 22 heures passées, notre table est toujours occupée. La serveuse nous offre gentiment un verre de vin pour faire passer la pilule. Qui passe bien. On entame notre repas aussi souriants qu’à notre arrivée, même avec une demi-heure d’attente dans les jambes. Il faut dire qu’on a pu lorgner sur les moulinets et autres gestes effrénés des cuisiniers, ultra concentrés sur la réalisation de chaque assiette.

Nous débutons donc par un ravioli de potimarron, langoustine et coriandre. Et c’est une entrée magistrale. Savamment élaborée. Un piacere.

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Le chef poursuit l’adaptation de sa partition et nous sert de la lotte aux cacahuètes, salade de chicorée et pamplemousse. Un successo, là encore.

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Les serveuses battent consciencieusement la mesure. Elles nous apportent une assiette de côte de boeuf et ses carottes, son chou, arrosés d’huile de sésame et emmitouflés de tapenade. Et c’est toujours aussi bien. Super joli, super tasty, et pas radin du tout. Chaque plat pétille sous nos yeux et nous réchauffe de couleurs plutôt éclatantes.

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Puis vient le coup de baguette final : un gâteau de pommes, une glace aux céréales, une mousse au foin et ses fruits secs. Sans être le clou du spectacle, c’est au moins presque aussi bien que le reste.

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C’est décidément une réussite. Un peu plus et je me mettais à applaudir. Aucune longueur, aucune fausse note. Une chouette représentation. Qui nécessite toutefois de prendre ses billets un bout de temps à l’avance.

Mais il est minuit passé. On quitte le restaurant les yeux mi-clos mais le sourire aux lèvres. Un dernier coup d’œil au potimarron rondouillard se prélassant sur le comptoir, et on se dirige vers les trottoirs humides de la rue Trousseau. On referme la porte sur la dernière page d’une partition remarquablement exécutée.

Rino, 46 rue Trousseau, 75011 Paris

L’addition : menu soir 41 euros

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