Les Papilles

Restaurant Paris

En route pour émoustiller nos papilles ! A deux pas du jardin du Luxembourg, un bistrot à l’intitulé bien engageant s’est forgé une réputation. Ici, on dîne à la bonne franquette, mais pas n’importe comment. De bons petits plats à l’accent françois. Point de touristes à outrance. Et s’il y en a, ils sont bien renseignés ! Les bus de pique-assiettes sont étrangers à cette destination, bastion du quartier de la rue Saint-Jacques pas encore transformé en open-frites.

S’il y avait une carte, on s’attendrait presque à voir surgir des mots d’ancien français, tant le concept de marmites cuivrées dodues et débordantes de victuailles semble délicieusement vieux-jeu. Car il s’agit bien de cela. Nous étions deux, et nous avons eu droit à un repas gargantuesque. Ni plus ni moins. On fait ripaille ( comprenez « on mange ») comme quatre dans ce bistrot ! Mieux vaut s’y rendre l’estomac vide, et bien vide. Mais ceci est tout à notre gré (comprenez « nous plaît »), car dans l’assiette, la qualité égale la quantité. Le menu est donc imposé, et se compose d’une entrée, d’un plat, de fromage et d’un dessert. En portions pas squelettiques du tout !

Nous sommes très bien accoillis, et nostre repas débute par un velouté de chou fleur, agrémenté de morceaux de chou croquant, d’herbes et de petits croûtons rissolés au beurre. A la vue de tout ceci, ma muqueuse buccale se réjouit à l’avance. Et avec raison. C’est onctueux comme il faut. Le velouté caresse nos papilles, ravies d’être chouchoutées dans un bistrot à leur enseigne.

En voyant la taille de la soupière, on se pose tout de même quelques questions quant à la suite du repas. Car avec une entrée de cette envergure, le plat promet de ne pas tenir sur la table, au moins !

Mais grâce à nos sympahtiques voisines de table, nous avons un aperçu de ce qui nous attend. Et heureusement pour nous ! Car le velouté se révèle addictif, et nous étions bien partis pour le savourer jusqu’à la dernière louchée. Nous freinons donc nos ardeurs, et nous préparons à engloutir une replète marmite de joue de boeuf aux légumes d’automne.

Car de la joue, il y en a prou (comprenez « beaucoup »). C’est une marmite pour quatre, au moins, et pour quatre gloutons affamés ! C’est énormissime. Trop pour nous, beaucoup trop. Notre serveur nous assure pourtant que la plupart des convives dégustent tout le contenu de cette plantureuse cocotte cuivrée. Ma voisine et moi-même n’en revenons pas ! C’est fou. Mais le chef révèle là sa signature. De bons plats mijotés destinés à vous renvoyer chez vous repu et satisfait. Mieux vaut néanmoins ne pas être sujet aux crises de goutte, vous risqueriez d’en refaire une en sortant !

De la Fourme d’Ambert et son pruneau au vin succèdent au plat. L’association avec le pruneau est très sympa, et forme un bel intermède entre la joue de boeuf et l’épilogue du dîner.

Nous achevons ce souper par une pannacotta sur lit d’oranges avec espuma de caramel. Étant donné l’allure des précédents plats, je ne m’attendais pas à voir une verrine. Et encore une fois, je trouve l’accord pannacotta-orange discordant. Mais la crème est bien réussie, la mousse de caramel aussi.

Ma seule déception touche au vin. Le vin au verre est imposé, et pas terrible. Comme nous nous sommes fait la réflexion avec nos souriantes voisines, nous aurions du prendre une bonne bouteille pour quatre !
Les spots en mode économie d’énergie, c’est un peu dommage aussi.

Le dîner est tout de même un succès, et l’adresse certainement à retenir. On en sort en se rappelant que la bonne vieille cuisine française, c’est tout de même chouette !

Les Papilles, 30 rue Gay-Lussac, 75005 Paris

L’addition : menu soir à 35 euros ( entrée-plat-fromage-dessert) + un verre de vin = 45 euros

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