Le Terroir Parisien

Restaurant Yannick Alleno

Place au second numéro de ma série « je-teste-enfin-les-bistrots-de-grands-chefs ». Rendez-vous donc chez Yannick Alléno, au Terroir Parisien, dans le 5ème arrondissement. Le restaurant est situé au sein de la Maison de la Mutualité, à tel point que perdus dans nos souvenirs du soir du second tour de l’élection présidentielle de 2012 (remués par notre passage devant l’entrée principale ), nous avons loupé comme il se doit l’entrée de ce bistrot, et avons poursuivi notre chemin tout en nous étonnant de ne pas entrevoir une seule devanture éclairée devant nous. On lève la tête, on regarde les numéros….mais oui, nous l’avons bel et bien dépassé ! Nous revenons donc sur nos pas, pour découvrir notre gargote tant attendue, qui se situe bien rue Saint-Victor, dans la Maison de la Mutualité.

A 21 heures un mercredi soir, le bistrot est pour ainsi dire plein. Et nous n’avions pas réservé… Mais pas de panique, le serveur nous installe au comptoir, lui encore quasiment dénué de clients.

Nous voilà accoudés au gigantesque comptoir central, en plein milieu de la pièce, avec une place de choix pour scruter les cuisines, ouvertes sur la salle. Une atmosphère chaleureuse règne sur ce lieu, que l’agitation mesurée des cuisiniers s’affairant à leurs fourneaux ne fait qu’accroître : préparation de cocottes, de cornets de frites,  cuisson du poisson, disposition des légumes, tout est sujet à se perdre dans la contemplation de ce tableau vivant se déployant sous nos yeux. Le comptoir est très agréable, et on est bien installés malgré tout, une fois passé le dépit de ne pouvoir profiter d’une table digne de ce nom.

Vue plongeante sur les cuisines

Place à la carte ! Une ribambelle de plats à jolie consonance franchouillarde se déploie sous nos yeux : aux p’tits oignons ma gratinée des Halles, boeuf en gelée à la mode, poulet sauté au vinaigre de Nanteuil les Meaux …. le tout à des prix tout à fait raisonnables ! Tout ça donne envie, le seul hic étant que notre estomac n’est pas vraiment au rendez-vous pour déguster un plat de viande ou de poisson. Nous voilà donc décidés à partager une « planche de charcuterie et de petits pâtés  » et une assiette de fromages. Arrosés d’un verre de blanc et suivis d’un dessert, of course. Sur notre planche de charcuterie sont alignés fromage de tête, persillé au jambon, boudin noir, lapin chasseur, saucisson à l’ail et jambon blanc de Paris, le tout accompagné de pain toasté. Ca fait envie, et pour cause, car une fois passée l’épreuve de nos papilles, notre bonne impression de départ se confirme. Tout a du goût, tout est savoureux. Même l’assiette de fromages s’empare de notre satisfaction, ce qui est rarement chose aisée. J’en rends un chèvre cendré responsable, pour ma part. Un énorme morceau de ce monticule fuligineux  a achevé de me contenter.

Mais il est temps de passer au dessert. Que dis-je, aux desserts. Car on les voit tous défiler à côté de nous, entre leur sortie des cuisines et leur acheminement aux diverses tables. La brioche “Nanterre” perdue glace vanille et le quatre coins aux pommes glace au caramel beurre salé ont assurément de l’allure :

Brioche “Nanterre” perdue glace vanille, Quatre coins aux pommes glace au caramel beurre salé

Nos choix se portent sur la brioche « Nanterre » pour mon ami, et sur un « bavarois rubanné cannelle et pistache aux fruits noirs  » pour ma part :

Brioche Nanterre et glace vanille

Bavarois cannelle et pistache

Le verdict est sans appel : la brioche est ex-qui-se. Ni plus ni moins. Pour un peu je regretterais ma verrine ! Ouf, après la première cuillerée, mes doutes s’estompent. Le bavarois est pour le moins « tasty ». Doux et crémeux, avec des saveurs de pistache et de cannelle bien prononcées. La brioche remporte néanmoins le premier prix. Et étant donné la flopée de brioches ayant défilé sous nos yeux, c’était sans nul doute le dessert le plus commandé de la soirée. On comprend pourquoi ! Elle est moelleuse à souhait, sans être trop humide, et juste tiède comme il le faut. En plus elle est énorme !

Il est temps de quitter ce plaisant comptoir, qui est désormais plein à craquer. Notre seul regret : ne pas avoir goûté de plat digne de ce nom. Regret auquel il s’agit de  remédier prestement !

Le Terroir Parisien, 20 rue Saint Victor, 75005 Paris

L’addition : une assiette de charcuterie+ un dessert + un verre de vin + une bouteille d’eau = entre 30 et 35 euros

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